Villages des Monts du Vaucluse.

Visites des villages Le Beaucet, Ermitage Saint-Gens, Saint-Didier et La Roque-sur-Pernes.

Le Beaucet.<br> Le nom de Beaucet vient de Baus, en provençal « falaise ». Le Beaucet est cité en 1160 sous les noms de Balcium et Beaucetum. Désigné comme « castrum de Balcio » en 1159, le village du Beaucet est entouré de remparts dès le XIIe siècle. Ils sont remaniés au XIVe siècle, sur ordre du Pape, comme dans tous les autres villages du Comtat Venaissin, pour protéger la population des pillages de la guerre de Cent ans. Un impôt sur les récoltes est d’ailleurs établi en 1360 pour en financer l’entretien.
Le Beaucet.
Le nom de Beaucet vient de Baus, en provençal « falaise ». Le Beaucet est cité en 1160 sous les noms de Balcium et Beaucetum. Désigné comme « castrum de Balcio » en 1159, le village du Beaucet est entouré de remparts dès le XIIe siècle. Ils sont remaniés au XIVe siècle, sur ordre du Pape, comme dans tous les autres villages du Comtat Venaissin, pour protéger la population des pillages de la guerre de Cent ans. Un impôt sur les récoltes est d’ailleurs établi en 1360 pour en financer l’entretien.
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Le Beaucet.<br> Monument élevé à la mémoire de 5 résistants du hameau de Barbarenc.
Le Beaucet.
Monument élevé à la mémoire de 5 résistants du hameau de Barbarenc.
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Le Beaucet.<br> Le château.
Le Beaucet.
Le château.
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Le Beaucet.<br> L'usage de la pierre dans les constructions est connue depuis le néolithique.
Lorsque l'assemblage des pierres est réalisé sans aucun mortier, il est dit«; à sec » car, dans les mises en œuvre avec mortier, l'eau est le composant de base du liant.
Une construction en- pierres sèches requiert un savoir-faire certain, les éléments devant être judicieusement positionnés. Il faut trouver une place à chaque pierre et une pierre pour chaque place. En règle générale, le matériau employé est laissé à l'état brut, mais, peut être toutefois sommairement rectifié à coups de marteau. Les matériaux proviennent de l’épierrage des champs ou du sol même du site de l’édifice. C’est donc un type de construction qui ne coûte rien. Elle est utilisée dans le pourtour méditerranéen pour les constructions modestes à usage d’habitation mais surtout pour les bâtiments utilitaires, et particulièrement en Provence, pour les cabanes ainsi que pour les murs de soutènement des terrasses de culture (appelées restanques ou « bancau ») et les calades.
Le Beaucet.
L'usage de la pierre dans les constructions est connue depuis le néolithique. Lorsque l'assemblage des pierres est réalisé sans aucun mortier, il est dit«; à sec » car, dans les mises en œuvre avec mortier, l'eau est le composant de base du liant. Une construction en- pierres sèches requiert un savoir-faire certain, les éléments devant être judicieusement positionnés. Il faut trouver une place à chaque pierre et une pierre pour chaque place. En règle générale, le matériau employé est laissé à l'état brut, mais, peut être toutefois sommairement rectifié à coups de marteau. Les matériaux proviennent de l’épierrage des champs ou du sol même du site de l’édifice. C’est donc un type de construction qui ne coûte rien. Elle est utilisée dans le pourtour méditerranéen pour les constructions modestes à usage d’habitation mais surtout pour les bâtiments utilitaires, et particulièrement en Provence, pour les cabanes ainsi que pour les murs de soutènement des terrasses de culture (appelées restanques ou « bancau ») et les calades.
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Le Beaucet.<br> Une calade désigne un sol de terre empierré afin de créer un espace de circulation et de drainer les eaux de pluie. Ce mot viendrait du gaulois « cal » qui signifie pierre (qui aurait donné caillou par exemple) du verbe provençal « calar » qui veut dire descendre. Cette technique, vieille de plusieurs milliers d’années, peut être utilisée pour un chemin de campagne, une aire de battage du blé, le pourtour d’une fontaine ou encore pour les rues des villages comme c’est le cas ici.
Cette rue pentue qui permet d’accéder au village a été caladée avec de la pierre calcaire locale, dans le but de faciliter les déplacements. Les petites marches qui rythment la calade sont appelées « pas d’âne » car elles permettaient la marche des animaux, tout en consolidant la construction. Un entretien régulier des calades est indispensable à leur conservation. Il faut remplacer des pierres déchaussées par les pluies ou, autrefois par le passage des animaux et des charrettes.
Le Beaucet.
Une calade désigne un sol de terre empierré afin de créer un espace de circulation et de drainer les eaux de pluie. Ce mot viendrait du gaulois « cal » qui signifie pierre (qui aurait donné caillou par exemple) du verbe provençal « calar » qui veut dire descendre. Cette technique, vieille de plusieurs milliers d’années, peut être utilisée pour un chemin de campagne, une aire de battage du blé, le pourtour d’une fontaine ou encore pour les rues des villages comme c’est le cas ici. Cette rue pentue qui permet d’accéder au village a été caladée avec de la pierre calcaire locale, dans le but de faciliter les déplacements. Les petites marches qui rythment la calade sont appelées « pas d’âne » car elles permettaient la marche des animaux, tout en consolidant la construction. Un entretien régulier des calades est indispensable à leur conservation. Il faut remplacer des pierres déchaussées par les pluies ou, autrefois par le passage des animaux et des charrettes.
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Le Beaucet.<br> La porte Nord. Il existe deux portes d'accès au village. Celle-ci ouvre sur la route de Saint-Didier et Venasque.
Le Beaucet.
La porte Nord. Il existe deux portes d'accès au village. Celle-ci ouvre sur la route de Saint-Didier et Venasque.
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Le Beaucet.<br> Gens est un saint local du XIIe siècle, imploré pour faire tomber la pluie. Selon la légende, il se serait retiré du monde dans ce vallon, après avoir été chassé de Monteux pour s'être insurgé contre des pratiques alliant religion et superstition dans le but de faire pleuvoir. Cette statue, au départ du chemin reliant Le Beaucet à l'ermitage de Saint-Gens, date de 1876. Le saint est représenté la tête tournée vers Monteux, son village natal, à 18 kilomètres de là. Tout au long de ce chemin, des oratoires du XIXe siècle ponctuent le parcours et rappellent certains épisodes de la légende de Saint-Gens.
Le Beaucet.
Gens est un saint local du XIIe siècle, imploré pour faire tomber la pluie. Selon la légende, il se serait retiré du monde dans ce vallon, après avoir été chassé de Monteux pour s'être insurgé contre des pratiques alliant religion et superstition dans le but de faire pleuvoir. Cette statue, au départ du chemin reliant Le Beaucet à l'ermitage de Saint-Gens, date de 1876. Le saint est représenté la tête tournée vers Monteux, son village natal, à 18 kilomètres de là. Tout au long de ce chemin, des oratoires du XIXe siècle ponctuent le parcours et rappellent certains épisodes de la légende de Saint-Gens.
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Le Beaucet.<br> Le château.
Le Beaucet.
Le château.
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Le Beaucet.<br> Rue coste froide. Ancien moulin à huile communal.
Le Beaucet.
Rue coste froide. Ancien moulin à huile communal.
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Le Beaucet.<br> Le château.
Le Beaucet.
Le château.
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Le Beaucet.<br> Montée vers l'église.
Le Beaucet.
Montée vers l'église.
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Le Beaucet.<br> A l'origine, cette église dépendait de l’abbaye  Saint-Victor de Marseille.
Son architecture est très sobre. Elle est composée d'une nef qui se termine par une abside en cul-de-four. Elle présente, à l'est, un clocher-arcade médiéval à deux baies et, à l’ouest, un clocher-tour octogonal du XIXe siècle surmonté d'un campanile qui faisait office de tour de guet face aux risques d'incendies. L'église est agrandie au XVe siècle par l'adjonction d’un collatéral .La grande porte, quant à elle, a été ouverte au milieu du XIXe siècle. Un cimetière, devant l’église, est attesté au XIIIe siècle. Il est en usage jusqu'à la construction du cimetière actuel en 1843. En 1573, après la destruction de la chapelle Saint-Etienne hors les murs lors des guerres de Religion, l'église est dédiée à ce même saint. Aujoud'hui, elle est sous le vocable de l'Assomption.
Le Beaucet.
A l'origine, cette église dépendait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Son architecture est très sobre. Elle est composée d'une nef qui se termine par une abside en cul-de-four. Elle présente, à l'est, un clocher-arcade médiéval à deux baies et, à l’ouest, un clocher-tour octogonal du XIXe siècle surmonté d'un campanile qui faisait office de tour de guet face aux risques d'incendies. L'église est agrandie au XVe siècle par l'adjonction d’un collatéral .La grande porte, quant à elle, a été ouverte au milieu du XIXe siècle. Un cimetière, devant l’église, est attesté au XIIIe siècle. Il est en usage jusqu'à la construction du cimetière actuel en 1843. En 1573, après la destruction de la chapelle Saint-Etienne hors les murs lors des guerres de Religion, l'église est dédiée à ce même saint. Aujoud'hui, elle est sous le vocable de l'Assomption.
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Le Beaucet.<br> La porte est la seule partie extérieure de l'édifice décorée. Elle est encadrée de pilastres et surmontée d'une frise, d'une corniche et d'une statue de la Vierge à l'Enfant.
Le Beaucet.
La porte est la seule partie extérieure de l'édifice décorée. Elle est encadrée de pilastres et surmontée d'une frise, d'une corniche et d'une statue de la Vierge à l'Enfant.
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Le Beaucet.<br> Le clocher-arcade médiéval à deux baies.
Le Beaucet.
Le clocher-arcade médiéval à deux baies.
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Le Beaucet.<br> le clocher-tour octogonal du XIXe siècle surmonté d'un campanile.
Le Beaucet.
le clocher-tour octogonal du XIXe siècle surmonté d'un campanile.
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Le Beaucet.<br>
Le Beaucet.
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Le Beaucet.<br>
Le Beaucet.
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Le Beaucet.
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Le Beaucet.
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Le Beaucet.<br>
Le Beaucet.
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Le Beaucet.<br>
Le Beaucet.
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Le Beaucet.<br> La porte sud, qui ouvre sur la place Castel Lou. Le village est traversé du nord au sud par une rue qui s’ouvre sur les deux portes d’accès. Du côté situé sur cette place, elle s’appelle rue « coste chaude », ce qui signifie littéralement le côté chaud du village et donc ensoleillé. Cette porte a été restaurée en 1650 comme l’indique l'inscription toujours visible. Du côté nord, elle se nomme rue « coste froide » car elle fait front au mistral.
Le Beaucet.
La porte sud, qui ouvre sur la place Castel Lou. Le village est traversé du nord au sud par une rue qui s’ouvre sur les deux portes d’accès. Du côté situé sur cette place, elle s’appelle rue « coste chaude », ce qui signifie littéralement le côté chaud du village et donc ensoleillé. Cette porte a été restaurée en 1650 comme l’indique l'inscription toujours visible. Du côté nord, elle se nomme rue « coste froide » car elle fait front au mistral.
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Le Beaucet.<br> Place Castel Lou. L’eau qui alimente la fontaine et le lavoir de cette place vient d’une source qui se situe dans la combe Barnouin, au-dessus du village. Cette source puise dans une nappe commune aux villages du Beaucet et de Venasque si bien qu’il existait, en période estivale, une rotation des jours d’utilisation de l’eau (pair et impair) entre les deux communes.
Le Beaucet.
Place Castel Lou. L’eau qui alimente la fontaine et le lavoir de cette place vient d’une source qui se situe dans la combe Barnouin, au-dessus du village. Cette source puise dans une nappe commune aux villages du Beaucet et de Venasque si bien qu’il existait, en période estivale, une rotation des jours d’utilisation de l’eau (pair et impair) entre les deux communes.
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Le Beaucet.<br> Cette fontaine du XIXe siècle comporte un bassin de forme hexagonale. Le fût octogonal présente en acrotère un vase Médicis surmonté d’une pomme de pin. Les quatre mascarons desquels partent les canons représentaient deux visages (remplacés suite à un vol en 1999) et deux rosaces.
Les canalisations ont été nettoyées et les décors en acrotère resculptés lors de la restauration de la fontaine en 2004.
Le Beaucet.
Cette fontaine du XIXe siècle comporte un bassin de forme hexagonale. Le fût octogonal présente en acrotère un vase Médicis surmonté d’une pomme de pin. Les quatre mascarons desquels partent les canons représentaient deux visages (remplacés suite à un vol en 1999) et deux rosaces. Les canalisations ont été nettoyées et les décors en acrotère resculptés lors de la restauration de la fontaine en 2004.
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Le Beaucet.<br> Le lavoir traditionnel. 
Il comporte deux bassins (un pour laver et un pour rincer) ainsi que la poutre pour tordre les grandes pièces de linge. Il est couvert pour abriter les femmes du soleil, de la pluie ou du vent.
Ce lavoir se situe en contrebas, afin d'amener l'eau depuis la fontaine. Il a été reconstruit en 1896 en moellons ordinaires de la carrière de pierre du Beaucet ; les dalles et pierres de taille, quant à elles, viennent de Venasque.
Le Beaucet.
Le lavoir traditionnel. Il comporte deux bassins (un pour laver et un pour rincer) ainsi que la poutre pour tordre les grandes pièces de linge. Il est couvert pour abriter les femmes du soleil, de la pluie ou du vent. Ce lavoir se situe en contrebas, afin d'amener l'eau depuis la fontaine. Il a été reconstruit en 1896 en moellons ordinaires de la carrière de pierre du Beaucet ; les dalles et pierres de taille, quant à elles, viennent de Venasque.
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Le Beaucet.<br> Le château.
Le Beaucet.
Le château.
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Le Beaucet.<br> Le château.
Le Beaucet.
Le château.
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Ermitage de Saint-Gens.<br> Oratoire de St Benoit Labre,  pèlerin mendiant français qui parcourut les routes d'Europe. Surnommé le « Vagabond de Dieu », il est considéré comme un mystique. Canonisé en 1881, il est liturgiquement commémoré le 16 avril.
Ermitage de Saint-Gens.
Oratoire de St Benoit Labre, pèlerin mendiant français qui parcourut les routes d'Europe. Surnommé le « Vagabond de Dieu », il est considéré comme un mystique. Canonisé en 1881, il est liturgiquement commémoré le 16 avril.
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