Le dyke de Rochemaure, formé il y a sept millions d’années, marque la dernière avancée du plateau volcanique du Coiron. Sa position dominante au-dessus de la vallée du Rhône en fit certainement de tout temps un lieu stratégique. La tour du Guast et vestiges du rempart cachant la chapelle Notre-Dame des Anges.
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Le château de Rochemaure
La tour la plus importante des remparts est la tour du Guast, qui pourrait remonter au Xe siècle et dont le propriétaire actuel est encore un membre de la famille de Pampelonne ; construite sur un dyke basaltique, elle constitue elle-même un second château, bien que moins important que le château principal. Sa position permettait un contrôle effectif du Rhône. C’est près d’elle qu’est implantée la chapelle Notre-Dame des Anges.
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Le château de Rochemaure
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Vestiges de l'enceinte.
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Au fond, vestiges de l'ensemble castra, avec le donjon.
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Le village de la Fare.
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Le village de la Fare.
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Le village de la Fare.
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Vestiges de l'ensemble castral.
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Vestiges de l'ensemble castral, avec les prismes basaltiques inclinés.
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Il est construit en moellons de basalte noir, les chaînages d’angle seuls étant en calcaire clair, plus facile à tailler. Il est formé d’une base carrée datant du début du XIIe siècle, surmontée d’une tour polygonale, telle qu’on les construisait vers la fin de ce même siècle.
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De nos jours, un escalier intérieur permet d’atteindre la terrasse située au pied de la tour polygonale.
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Vestiges de la demeure seigneuriale. Au 13 ème siècle furent construits la maison seigneuriale et des remparts, à savoir la grande enceinte au nord du donjon qui enserre le village de la Fare et la maison seigneuriale, ainsi que deux murs crénelés descendant l’un du château, l’autre du village jusqu’au Rhône.
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Le Rhône.
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Les remparts ont été construits au XIIIe siècle et classés depuis 1923. On les appelait «vintenum» car les habitants qui étaient protégés devaient donner le vingtième de leur récolte au seigneur pour l’entretien des murs et de la garnison. Les tours des remparts sont les tours de flanquement. Elles ont pour fonction de protéger les remparts en permettant de tirer parallèlement à la ligne de défense. Ainsi on peut tirer sur le flanc de l'assaillant d'où le nom "tour de flanquement". Leur espacement était calculé en fonction de la portée des armes de jet utilisées.
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Le château de Rochemaure
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Le château de Rochemaure
Deux tours, encadrant la chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
La chapelle a été bâtie au XIIIe siècle, de style gothique provençal, et reprise au XVIIe siècle. Elle souffre des guerres de religion puisqu'elle est gravement endommagée en 1567 et n'est de nouveau propre à accueillir un culte qu'en 1596.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
En 1958, le campanile est ruiné et la végétation envahit l'édifice. Elle est alors remise en état au cours des années 1960.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Au-dessus de l'arcade de droite, un sujet grotesque avec une date , 1306 ?
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Deux anges présentent un blason.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
La borne romaine originale dite de Joviac.
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Rochemaure. Borne romaine dite de Joviac
Copie. Voie des Helviens (ou d'Antonin le Pieux). Il s'agit de la 9ème borne à partir d'Alba la Romaine.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Copie du fameux carré magique sator. Le carré magique se présente sous la forme d'une petite plaque de pierre portant cinq mots qui peuvent se lire dans tous les sens (de gauche à droite, de droite à gauche, de haut en bas et de bas en haut). La signification de ce texte reste toujours mystérieuse. Selon les lieux et les dates, on a attribué aux carrés magiques toutes sortes de sens et de vertus magiques.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Fresque montrant les pénitents blancs dans leurs dévotions avec leurs cierges allumés
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Fresque montrant les pénitents blancs dans leurs dévotions. Au centre le "soleil" ou ostensoir laissant voir l'ostie.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Fresque montrant les pénitents blancs dans leurs dévotions.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Mort de saint François Xavier, XIXe.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Vierge à l'Enfant, XIXe. Maître-autel, XVIIIe, en bois taillé et doré
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Les ogives reposent sur des culs-de-lampes représentant les symboles des 4 évangélistes : Matthieu,
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Jean,
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Luc,
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Marc.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Porte-veilleuse en laiton doré
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Deux lanternes de procession encadrant la croix du cimetière datant du XVIe siècle. Bâtons de procession de confrérie : bâtons de pénitent. A droite, Saint Joseph, à gauche, Saint Jean François Régis, propagateur de la foi en Ardèche, toutes les deux du XIXe, en bois taillé, peint et doré.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Sur le mur, statuette de la Vierge de l'Immaculée avec les étoiles sur le socle et piétinant le serpent.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
La Vierge et Jésus remettant le rosaire à saint Dominique de Guzman et à sainte Catherine de Sienne du XVIIIe.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Entre les bâtons de procession, statuette de Sainte Marthe.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Borne romaine dite de Joviac
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Le chevet.
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Pierre tombale.
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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La chapelle Notre-Dame-des-Anges.
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Les remparts.
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Rochemaure.
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Rochemaure.
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La cimenterie Lafarge du Teil
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La cimenterie Lafarge du Teil
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La Cité Blanche
La Cité Blanche, du nom de l’épouse d’Albert de Lafarge, morte prématurément, est construite en 1880 le long du Rhône pour loger les ouvriers et leurs familles. Là, ils disposent de jeux et d’une buvette. Elle est constituée d’un bâtiment de 190 mètres de long abritant 30 logements composés d’une salle commune au rez-de-chaussée et de deux chambres à l’étage. On distingue les logements d’ouvriers et ceux des contremaitres, plus élevés, avec cuisine, chambres au rez-de-chaussée et sous les combles.
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La Cité Blanche
Une caisse de secours est créée. Alimentée par les ouvriers qui versent une cotisation mensuelle et par l’usine qui verse aussi sa part. Cette caisse, assure les secours aux ouvriers malades ou blessés, verse des pensions aux ouvriers âgés ou infirmes, participe à des primes de mariage, de naissance, …Toutes ces avancées sociales font la renommée des propriétaires des usines de Lafarge. Les ouvriers forment de véritables dynasties, les enfants succédant aux parents, parfois sur plusieurs générations.
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La Cité Blanche
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La Cité Blanche
Maison d'un contremaitre, plus élevée, avec cuisine, chambres au rez-de-chaussée et sous les combles.
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La Cité Blanche
Une seconde cité est construite en 1913 face à la première. Le long bâtiment comporte cinq niveaux. Dans son prolongement est bâtie l’église Saint-Victor où est assuré le service religieux destiné aux ouvriers et qui remplace la chapelle qui trônait au beau milieu de l’usine. Cette vie communautaire des salariés de l’usine Lafarge se poursuit jusqu’aux années 1950. La construction de ces cités ouvrières se rattache au courant du paternalisme social, caractéristique du patronat catholique du 19e siècle, où la prise en compte des besoins des ouvriers et de leur famille induit une fidélisation et s’accompagne parfois d’un contrôle social (fréquentation de l’église, bonne tenue du potager, etc.)
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La Cité Blanche
L'église.
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La Cité Blanche
Le soir, on se retrouve au Cercle Saint-Joseph, au coeur de la cité, face à l'église.
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Le soir, on se retrouve au Cercle Saint-Joseph, au coeur de la cité, face à l'église.
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Les horaires des bus sur ce panneau "dévoré" par un platane devant le bar Saint Joseph.
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Puis, les bâtiments se vident progressivement. Destinée à la destruction, la cité ouvrière Lafarge est sauvée et inscrite au titre des Monuments historiques en 1995. Une poignée d’anciens ouvriers y vivent toujours.