Le pont de Saint-Nazaire, 1974. Architecte : Bernard Campenon, CFEM et SGE.
Il permet de rejoindre Saint-Nazaire et Saint-Brévin les Pins. Long de 3356 mètres, le pont de Saint-Nazaire est fait de 258 pieux en béton et de poutres en acier. L'ouvrage est constitué de deux viaducs d'accès en béton de 1115 m au Nord et de 1521 m au Sud, et d'un ouvrage principal métallique haubané, de 720 mètres de longueur, avec une travée centrale de 404 m.
A l'époque de sa construction (1975), le Pont de Saint Nazaire était le plus long pont réalisé en France; il détenait d'autre part le record mondial de portée pour un pont haubané. (Record détenu pendant 8 ans ).
La travée centrale axée sur le chenal de Donges dégage un tirant d'air de 61m au-dessus des plus basses eaux, sur 300 m de largeur. La tête des pylônes se situe à 129,70 m (Cotes Marines 96) au-dessus des eaux.
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Le port, vue du pont. Au loin, raffinerie de Donges.
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Le port, vue du pont.
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Le port, vue du pont.
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Base sous-marine de Saint-Nazaire, 1941.
Cette forteresse de béton armé fut construite par les Allemands pendant l'occupation. Longue de 300 mètres, profonde de 130 mètres et haute de 18 mètres, ses quatorze alvéoles permettaient d'abriter une vingtaine de sous-marins. La base a été réaménagée à la fin des années 1990 pour accueillir des équipements touristiques.
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La base de Saint-Nazaire est l'un des éléments clé du dispositif du Mur de l'Atlantique. Quatre autres bases sous-marines et leurs défenses sont édifiées à Brest, Lorient, La Pallice et Bordeaux.
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Embarquement pour l'escal'Atlantic
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L'écluse fortifiée de 155 mètres de long, 25 de large et 14 de haut est construite en 1943-1944 dans l'axe de la base de sous-marins. Les terrasses de la base et de l'écluse sont dotées d'une importante défense anti-aérienne. Ce porche de béton permet de protéger les sous-marins des bombardements pendant la période d'éclusage entre l'estuaire et le bassin.
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Le pont levant.
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Toit de la base sous-marine.
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Le toit de la base, d'une épaisseur maximale de 8,75 m, se compose de quatre couches :
une première dalle de béton armé de 3,50 m d'épaisseur,
une deuxième de béton et granit de 35 cm d'épaisseur,
une troisième en béton armé de 1,70 m d'épaisseur,
une quatrième, nommée Fangrost, composée d'une superposition de poutres croisées perpendiculairement de 1,80 m et 1,40 m de haut.
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Mémorial de l'abolition de l'esclavage, oeuvre de Mayo sur l'emplacement de l'ancien traversier.
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Le Vieux môle ou "les rochers gluants" décrits par Balzac.
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La porte Saint-Michel. Ouvert sur la route de Nantes, ce châtelet du 15e siècle est le monument emblématique de la cité. Il est au Moyen Âge la résidence du capitaine de ville, représentant du duc de Bretagne, puis du gouverneur de Guérande nommé par le roi de France. Il devient, entre 1815 et 1955, le siège de la mairie. Depuis 1928, il accueille le musée de Guérande et permet l'accès aux remparts.
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Guérande.
La collégiale Saint-Aubin s'impose par ses dimensions, ses matériau et le caractère accidenté de sa silhouette animée de pinacles, et de balcons ajourés.
Ce décor architectural, la présence d'un porche latéral et les larges baies à chacune de ses extrémités, sont caractéristiques de l'architecture religieuse bretonne de la fin du Moyen Age.
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Guérande.
La chaire extérieure présente sur la façade occidentale, est aussi une particularité de certaines églises de Bretagne.
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Guérande.
A l’intérieur, la nef de 5 travées est remarquable par ses piliers romans aux chapiteaux historiés datables de la fin du 12e siècle.
Autrefois, la charpente lambrissée - le voûtement en pierre n’est réalisé qu'au 19e siècle – donnait plus d'élévation et un jubé séparait la nef des fidèles du chœur des chanoines.
Le surdimensionnement du chœur de l'église est à mettre en rapport avec son statut de collégiale, et par un effet d'architecture «illusionniste », il apparaît encore plus haut et plus long qu'il n'est réellement
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Guérande.
Le vitrail représentant le couronnement de la Vierge (16e et 19e s.) dont la composition circulaire focalise le regard sur le chevet. En bas, l'Assomption, les Apôtres autour du tombeau vide
Le maître-autel (1825) en marbres de couleur porte des anges adorateurs en bois (19e s.).
Les stalles (17e s.) accueillaient dans le chœur, fermé par une clôture, les chanoines (les dosserets ont été déposés).
Les orgues (20e s.) des ateliers nantais Beuchet sont installées en 1955 sous la grande verrière du chœur.
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Donation du Rosaire (1885). L'utilisation des bleus fait l'originalité de cette grande Verrière du transept nord.
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St Michel terrassant le démon.
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Le vitrail de saint Vincent Ferrier (1884) de Léopold Tolbin, de Tours, rend hommage à la venue du prédicateur dominicain en 1418 et au miracle qu'il aurait accompli. Les monuments guérandais sont figurés dans une perspective impossible.
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La verrière de saint Joseph., verrière hagiographique de Henri Uzureau, peintre-verrier à Nantes, réalisée en 1935. De bas en haut et de gauche à droite : le grand-prêtre, demandant à Dieu un signe désignant l'époux qu'Il destinait à Marie, le bâton de Joseph fleurit et une colombe survole la tête de l'élu. ; le mariage de Marie et de Joseph ; voeux de chasteté, Marie agenouillée et Joseph debout derrière font à Dieu le don de leurs personnes ; le songe de Joseph ; l'arrivée à Bethléem de Marie et Joseph ; la Nativité. Second registre ; la fuite en Egypte ; le repos pendant la fuite en Egypte ; la vie à l'atelier de Nazareth ; Marie et Joseph enseignent la prière à Jésus ; le recouvrement de Jésus au Temple ; la mort de saint Joseph.
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Les retables du transept (17e s.) de type angevin. La richesse de leur décor témoigne du mouvement artistique ostentatoire qui a accompagné la Réforme catholique. Les statues (19e s.) sont des oeuvres du sculpteur nantais Grootaers.
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Saint Aubin (19e s.), statue polychrome du saint patron de la collégiale.
Grand Christ (16e et 19e s.) La légende dit qu'il aurait été trouvé au l6e siècle dans les dunes d'Escoublac. Il proviendrait d'une église de Saintonge.
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Gisants de Tristan de Carné et de Jeanne de La Salle (16e s.). Seigneur local, capitaine de ville et proche de la duchesse Anne, il est représenté en armure médiévale aux côtés de sa femme.
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La Vasière. La mer pénètre l'ensemble des marais Guérandais par des canaux appelés "Etiers". Le long de ces canaux un dispositif combinant une trappe et un puits permet l'accès de cette eau, lors des marées de vives eaux, dans un premier bassin appelé "vasière".
La vasière est un bassin qui doit contenir suffisamment d'eau de mer pour alimenter entre deux grandes marées la ou les salines qui en dépendent. Outre une importante décantation, sous l'action conjuguée du soleil et du vent s'exercera une première évaporation.
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Guérande.
Le Corbier. L'eau sort de la vasière et pénètre soit directement dans la saline, soit dans un cobier. Un dispositif "le comminladure" permet le réglage de l'eau en fonction des caprices du temps. Cette eau avance sur l'exploitation à l'aide d'une pente très faible (1/5000e), son courant est ralenti et son circuit allongé par de petites levées d'argile "les ponts".
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Les Fares. La saline comprend trois types de compartiments. Les "fares" situés le long des talus, ils sont de formes et de surfaces variables.
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Les Adernes. Un nouveau réglage permet l'accès aux pièces suivantes servant de réservoirs journaliers les "adernes".
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Une simple ardoise permettra à cette eau d'accéder par l'intermédiaire d'un petit canal aux cristallisoirs les "oeillets" rectangles d'environ 7 m sur 10).
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Les Oeillets.
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Les Oeillets.
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Les bonnes journées le paludier récolte d'abord, avec une "Tousse à fleur de sel", environ 2 kg de "fleur de sel".
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Puis, avec un "las" il créera des vagues qui lui permettront de rassembler, puis de "prendre" 50 kg de sel.
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Ce sel est amassé sur la "lavure" ou il s'égouttera pendant la nuit avant d'être roulé le lendemain jusqu'au "trémet" (à droite), mulon de sel qui domine la saline. En fin de saison le sel sera stocké dans les "salorges".
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Tout au long de son parcours, des sels se déposent sur l'argile de l'exploitation (carbonates, puis sulfate de calcium), purifiant d'autant le produit final.
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En haur, fleur de sel. En bas, sel gros de Guérande contenant des oligo-éléments provenant de l'argile de la saline.